Comment réaliser une séance de cours selon l’approche par compétences avec nos manuels de SVT



Les Éditions JPL sont une maison d’édition haïtienne spécialisée dans les manuels scolaires. Voulant répondre à un besoin de manuels scolaires de qualité dans le système éducatif haïtien, surtout avec la généralisation du secondaire rénové, Éditions JPL a innové en publiant des manuels scolaires totalement en couleur et dont les notions sont construites pour faciliter la pratique de l'approche par compétences et l’application de la méthode scientifique. Elle continue d’innover encore en insérant dans ses manuels des codes QR qui permettent aux utilisateurs (enseignants et élèves) d’avoir accès quasi instantané à des ressources en ligne (graphiques, photos, capsules vidéo explicatives), en les flashant avec un téléphone (un smartphone). Comment réaliser une séance de cours selon l’approche par compétences avec les manuels de SVT des Éditions JPL ?

Dans cet article, nous proposons quelques conseils qui pourront aider les enseignants et les enseignantes à mieux comprendre les manuels de SVT des Éditions JPL et à pouvoir en profiter davantage, sans vouloir imposer un modèle linéaire de travail.


Chaque chapitre de nos manuels comprend des unités et chaque unité peut constituer une séance de cours d’une heure ou de deux heures, tout dépend du niveau de difficultés de la notion. Chaque unité a un titre qui correspond à un énoncé du programme du Ministère de l’Éducation Nationale. Juste après le titre, il y a une petite introduction qui permet de formaliser la problématique de la leçon.


La problématique ou le problème scientifique est une question qui débute le plus souvent par COMMENT et se termine par un point d’interrogation. Cette question est la question clef, la question de départ qui va guider le travail des élèves. Cette question ne provient de nulle part. Elle est soulevée par l’observations des faits scientifiques dans l’environnement biologique et/ou géologique. On peut bien avoir un titre et un ensemble de textes et de photos, mais si on n’a pas de problématique, on ne peut pas savoir quel problème scientifique qu’il faut résoudre, on ne peut donc pas savoir comment exploiter les documents, quelle information est utile, quelle information qu’il faut extraire.


Après avoir fait son introduction à la séance, au cours de laquelle le professeur explique clairement les consignes de travail, il demande aux élèves de proposer une ou des hypothèses à la problématique. Si c’est un nouveau chapitre, le professeur peut attirer l’attention des élèves en leur demandant d’observer l’image de couverture du chapitre qui représente un élément déclencheur ou une situation déclenchante, ou en leur présentant sa propre situation déclenchante.


« Une situation déclenchante est une situation permettant de générer la motivation de l'élève, d'amorcer son implication, et de faire émerger des éléments de démarches et des problématiques par les élèves »[1].


On rappelle aussi qu’une hypothèse est une proposition de réponse à un problème scientifique. C’est une solution possible et provisoire au problème[2]. Cette réponse est dite provisoire parce qu’elle doit être éprouvée, testée soit par recherche documentaire, soit par expérimentation, soit par modélisation ou encore par observations provoquées.


Après la problématique, il y a un ensemble de documents qui sont des textes, des schémas, des tableaux, des graphiques comme des courbes, des histogrammes, des diagrammes circulaires ou camemberts, des photos, des protocoles de manipulation, de travaux pratiques, dont l’exploitation permet de tester ou d’éprouver la ou les hypothèse(s).


Pour exploiter les documents dans le sens du traitement de la problématique, de la vérification des hypothèses et selon l’approche par compétence, nous mettons dans nos manuels une rubrique appelée « Je construis la notion ». Le « Je » ici signifie l’élève, car si c’est le professeur qui construit les notions, c’est lui qui développera les compétences. Or ce sont les élèves qui doivent développer leurs compétences. C’est dans cette rubrique qu’on trouve les consignes de travail dont chacune commence généralement par un verbe d’action comme montrer, justifier, expliquer, récapituler, etc.


La consigne est l’instruction à laquelle une (ou plusieurs) tàche(s) est(sont) associée(s)[3].


En fonction des unités les élèves devront :

1) Extraire et organiser des informations à partir d’un de plusieurs documents

2) Réaliser un dessin d’observation

3) Lire un schéma

4) Construire un schéma

5) Légender un dessin ou un schéma

6) Faire des observations à la loupe ou au microscope

7) Lire un tableau

8) Construire un tableau

9) Exploiter/analyser un graphique

10) Construire un graphique

11) Rédiger un texte argumenté


En analysant un document par exemple, l’élève doit :

a) le présenter. Il faut d’abord préciser de quel type de document il s’agit : texte, photographie, dessin, schéma, tableau, graphique, et ensuite indiquer le sujet abordé par le document.

b) le décrire. Si le document est une photo, un schéma ou un dessin d’observation, il faut dire de manière précise ce qu’on observe. Si c’est un texte, le résumer en expliquant le sujet abordé et en y retirant l’information utile, l’information qui permet de répondre à la problématique ou à une partie de la problématique. Si c’est une expérience, il faut interpréter ses résultats. On peut commencer la phrase par « J’en déduis que… » et indiquer si l’hypothèse est validée ou rejetée. Si l’hypothèse est rejetée, il faut les critiquer et les expliquer. Dans le cas une modélisation, il convient de présenter les analogies et les limites de cette manipulation.

c) l’interpréter dans le sens de la réponse à la problématique.


Il ne faut jamais perdre de vue la question ou le problème posé. Il faut bien lire le ou les document(s), relire la consigne pour savoir ce que l’on cherche, lister ou surligner les informations qu’apportent le document, puis sélectionner dans les informations utiles pour réaliser la consigne donnée et les reformuler. Enfin, il faut répondre au problème.


Pour faciliter la compréhension des documents par les élèves, nous mettons dans un encadré spécial appelé « vocabulaire » les définitions des mots clés utilisés dans les documents.


Tout au long de la séance, le professeur surveille le travail des élèves, leur donne des explications sans faire le travail à leur place. Il répond à leurs éventuelles questions et les aide à surmonter leurs difficultés.


À la fin de la séance, soit après que les élèves aient fini d’exploiter les documents de l’unité, le professeur présente aux élèves la conclusion qu’il avait préparée, laquelle conclusion doit résumer l’ensemble des interprétations qui doivent être faites des documents et doit valider ou rejeter l’hypothèse. Elle doit donc contenir la réponse à la problématique.


Ainsi, les élèves pourront comparer leurs conclusions avec celles du professeur et corriger éventuellement certaines erreurs ou ajouter les éléments manquants.


Voilà nos conseils pour bien réussir une séance de cours avec les manuels des Éditions JPL, selon l’approche par compétence et en appliquant la méthode scientifique.


[1] http://svt.spip.ac-rouen.fr/spip.php?article402#:~:text=Une%20situation%20d%C3%A9clenchante%20est%20une,des%20probl%C3%A9matiques%20par%20les%20%C3%A9l%C3%A8ves. [2] PIERRE LOUIS J. (2020), SVT, Sciences de la Vie et de la Terre, Secondaire 2, Port-au-Prince, Haïti, Éditions JPL [3] https://www.ddec06.fr/guide06-ash/wp-content/uploads/2015/11/prog_consignes.pdf




Publié le 22-02-2021 | Éditions JPL





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